Pour l’essentiel, voici les principaux grands rendez-vous trail de l’année : l’UTMB, les Templiers, le Grand Raid de la Réunion, les championnats de France et les mondiaux de trail, Sierre-Zinal, Zegama, le Marathon du Mont Blanc, la Maxi-Race, la Western States, la Hardrock, la SaintéLyon, les épreuves by UTMB, ….
et bien sûr d’autres rendez-vous que l’on peut rajouter du côté espagnol ou italien, dont les rendez-vous des classiques skyrunning…que l’on ne citera pas tous.
Réussir sur ces épreuves n’est pas aisé, mais le coureur qui y parvient va marquer des points dans le milieu du trail, en termes de retombées sponsoring et de salaire, ainsi que de réputation.
Il est donc important de « scorer » (c’est à dire, réussir un résultat) sur ces épreuves, mais aussi sur celles qui ne sont pas citées. C’est donc toute une stratégie à mettre en place pour le coureur et toute une équipe derrière (quand il est déjà entouré).
C’est à la fois une histoire de motivation (quel objectif va le plus convenir à l’athlète et le stimuler), d’établir des objectifs de forme (on ne peut pas être en forme et s’investir 100% toute l’année), et à long terme de projet de carrière.
La spécificité de l’UTMB
En ce qui concerne l’UTMB, il y a déjà le projet « ultra trail » à mettre en place, avec une progression dans les distances à aborder, et pourquoi pas tester avant l’OCC, la CCC, etc…
Mais comme vous le savez, courir l’UTMB nécessite des points à rapporter en participant aux différentes épreuves labellisées « By UTMB ». C’est donc là aussi tout un calendrier à prévoir, avant de pouvoir être au départ. Et ce, même pour un athlète élite !
En 2025, après les épreuves de l’UTMB fin août, des athlètes de l’équipe de France qui ont couru aussi les mondiaux à Canfranc un mois plus tard, devaient aussi envisager une épreuve UTMB en fin d’année pour pouvoir être présent en 2026. Bref !
Vu la densité des différentes épreuves, ces « JO » du trail permettent une visibilité exceptionnelle. Faire un top 20 rend déjà la performance remarquée, un top 10 la rend remarquable, et un podium ou une victoire permet un immense coup de projecteur et un pouvoir d’attraction ou de négociation pour le coureur.
En plus de la reconnaissance sportive, bien entendu. Mais vous l’aurez compris, le chemin est long.
Les Templiers
Il y a énormément d’épreuves au départ et plus de 10 000 finishers en tout. Le pouvoir d’attraction de l’événement est toujours là, mais le niveau dilué.
La Grande Course des Templiers reste la vitrine phare, une des plus grandes dans le monde du trail. On peut aussi dire que l’Endurance Trail ou le Marathon des Causses sont les deux autres épreuves « marquantes » du week-end, et bien qu’il ne soit pas aisé d’y performer, elles sont tout de même en dessous.
Mais les athlètes non sponsorisés, ou ayant des contrats plus « légers », peuvent marquer le coup assez favorablement.
Les France et les mondiaux de trail
Ces événements restent très prisés des meilleurs athlètes, et ont surtout une signification en termes de palmarès et de reconnaissance pour le grand public. En faire un objectif n’est pas aisé, mais assurément, reste une belle fenêtre-objectif.
Aux France de trail, même une place honorable peut devenir un argument pour acquérir des soutiens ou être invité sur des épreuves importantes. Derrière, il y a bien sûr le tremplin de la sélection, qui permet de côtoyer les meilleurs, le staff de l’équipe de France, et se faire des contacts.
Une place ou un titre aux mondiaux de trail est bien sûr très important, y compris pour la reconnaissance de ses pairs pour le futur.
Les autres grands rendez-vous
La Diag’ permet une reconnaissance du milieu, au delà de son exposition, par la difficulté de son parcours qui met à mal bien des athlètes préparés et pros.
Les classiques américaines augmentent le spectre de la visibilité et permet d’étoffer une carrière, même s’il faut déjà du vécu dans le milieu et être bien entouré.
Sur Sierre-Zinal ou Zegama, il y a comme une validation du niveau sportif. Performer là-bas, c’est avoir des qualités physiques de haut niveau. Performer là-bas c’est une reconnaissance sportive.
Ceci est un survol rapide, mais quelle analyse auriez-vous à ce sujet ?
Par M.BERTOS

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