La saison des marathons d’automne arrive à grand pas tout comme les prochains Majors avec Berlin dès la fin septembre.
Si la préparation au marathon doit préparer le corps à courir vite et longtemps, elle doit avant tout faire en sorte d’éviter le fameux mur !
Ce mur, qui peut être d’ordre énergétique ou bien musculaire, peut également être évité grâce à une stratégie de course cohérente, autrement dit une bonne gestion de course !
Etude des différences entre les sexes dans la gestion de l’allure au marathon
Une étude* a cherché à déterminer si des différences existaient entre les sexes concernant les stratégies d’allure et la vulnérabilité à une décélération brutale (« le mur »).
Pour cela, les données auprès de 873 334 coureurs ayant terminé le marathon de Berlin entre 1999 et 2025 ont été analysées.
La stabilité de l’allure a été quantifiée par le pourcentage de ralentissement observé lors de la seconde moitié de la course par rapport à la première.
Le phénomène du « mur » a été défini opérationnellement comme une décélération ≥ 20 %.
Une analyse stratifiée a été réalisée pour comparer les risques entre les sexes à travers cinq catégories de performance : de « compétitif » à « occasionnel ».
Les hommes plus susceptibles à heurter le mur
Les hommes ont présenté une décélération moyenne significativement plus élevée que les femmes : 10,73 % ± 11,41 % contre 8,34 % ± 8,91 %.
La prévalence du « mur » était quasiment deux fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes : 17,63 % contre 9,66 %.
Après ajustement selon l’âge et la catégorie de performance, cet écart s’est accentué passant de 2 à 3,88.
La disparité des risques s’est accentuée chez les coureurs les plus rapides : dans la catégorie « compétitif » (temps < 3 h), les hommes étaient environ six fois plus susceptibles de subir une décélération brutale que leurs homologues féminines : 1,42 % contre 0,23 %.
En conclusion
Malgré des temps d’arrivée plus rapides, les hommes adoptent des stratégies d’allure nettement moins stables et présentent un risque brut de décélération brutale deux fois plus élevé que les femmes, cette disparité étant particulièrement marquée chez les coureurs les plus rapides.
Par Jérôme Sordello
* Seffrin, Villiger, Andrade, Rosemann, Weiss, Knechtle. Sex differences in marathon pacing: analysis of 873,000 Berlin marathon runners reveals men are twice as likely to « hit the wall ». Sci Rep. 2026

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