La saison estivale paraît moins fournie que le printemps et l’automne, et pourtant il y a l’athlétisme et les différents championnats, et notamment la saison de trail qui bat son plein.
Mais cette saison, à la fois sportive et plus concrètement sur le plan de la météo, est compliquée à négocier. Et ce pour plusieurs raisons. Sera-t-elle mise à mal à long terme ?
On ne peut pas toujours être au top…
L’athlète de demi-fond disons un peu « complet », qui s’échine sur les cross l’hiver, tente de s’aligner sur route au printemps pour aligner des chronos, participe aux interclubs en mai puis aux championnats en juin-juillet, n’a que très peu de période sans compétition quant il faut reprendre le chemin du stade à la rentrée.
Les périodes de forme, avec certains pics en prévision, ne peuvent pas être multipliés, et donc l’amateur est moins en verve l’été. Même celui qui joue placé à haut niveau, avec l’attraction du bitume pour changer, ne peut multiplier les exploits physiques.
Les creux arrivent, et c’est d’ailleurs tout à fait normal !
Très peu de route en été
Passé fin avril, fin mai, les compétitions officielles sur route sont beaucoup moins nombreuses, et moins stimulantes.
Les températures de saison sont moins propices à la performance, alors pourquoi tenter de viser un chrono de choix à ce moment-là ? C’est quasi peine perdue.
Les courses festives, corridas, et autres montées de col (Par exemple, le semi du Ventoux) deviennent alors un objectif que l’on prendra pour changer d’air et que l’on fera avec la forme du moment.
Mais comme c’est aussi la saison des trails, on se laisse tenter par ces courses qui, même si l’on ne les prépare un spécialiste, permettent là aussi de casser la routine. Les compétitions de trail, d’ailleurs, qui ne cessent de croître et de prendre la place aux courses sur route dans le calendrier…
Le changement climatique…
Les coups de chaud arrivent plus tôt, ils sont plus longs, ils pénalisent la performance et carrément la pratique. D’ailleurs, depuis le covid en 2020, la peur et le préventionisme prennent le pas par rapport à l’adaptation.
Cet été, on a vu des terrains de sports fermés d’office. Qui peut raisonnablement penser qu’un stade est un site dangereux par grande chaleur ? Un site où, tous les 400 m, voir mieux, on peut disposer de robinet pour se tremper et boire ? Où l’on peut bénéficier de l’ombre des tribunes, faisant aussi office de lieu de pratique pour des exercices spécifiques ? Certaines compétitions d’athlétisme ont été annulées, alors que des efforts brefs comme du sprint, des sauts, ou des lancers n’ont pas de dangers thermiques à proprement parlé si l’on fait attention ?
Certains trails sont un peu à l’abris car dans les vallées et en montagne, il y fait moins chaud, et on peut augmenter les dispositifs en eau si le site s’y prête et si l’organisation… s’organise. Mais certaine fois, cela devient trop. Les feux, cette année, ravagent nos contrées, souvent déclenchés par une négligence folle, mais aussi par une intention aussi débile que funeste… Au point, sans doute, de devoir arrêter certaines manifestations, d’en détourner (Tour de France), ou d’en annuler.
L’adaptation est nécessaire
Mais plus que les manifestations, c’est l’adaptation qui doit primer. L’apprentissage dans les conditions difficiles.
La pratique régulière doit, tant que possible et raisonnablement, perdurer, car les ravages de la sédentarité font déjà et feront plus tard bien plus de victimes.
Les options logiques (et connues) : courir à une heure plus fraîche, boire et s’arroser, adapter son allure, faire des pauses, réguler son intensité, se nourrir en fonction et récupérer. Soyons pragmatiques, avant tout !
Par M.BERTOS / Photo : Gabizos 2025

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