Les clés de la performance en endurance sont multiples et variées ;
qu’il s’agisse de physiologie, de biomécanique, d’environnement ou encore de facteurs individuels comme la nationalité, la génétique et le genre.
Les facteurs physiologiques
Pour ce qui concerne l’aspect physiologique, une étude (1) avait déterminé 3 facteurs clés de la performance en endurance : l’économie de course, le seuil anaérobie et bien évidemment la consommation maximale d’oxygène ou VO2max.
La VO2max détermine la puissance du système aérobie, et correspond à la consommation maximale d’oxygène. Pour être plus concret, la VO2max correspond à l’intensité et à la vitesse de course que nous sommes en mesure de soutenir pendant environ 6 à 7 minutes.
Pour les scientifiques, la VO2max est le paramètre physiologique qui permet le mieux de mesurer les capacités d’un athlète et représente donc un facteur clé de la performance en course à pied. Pour les entraîneurs, il s’agit de la vitesse de course à VO2max, c’est-à-dire la VMA (vitesse maximale aérobie).
Plus la VMA est élevée, plus le coureur est potentiellement capable de courir vite.
La VO2max surcoté ?
Si la VO2max est bien un déterminant de la performance, c’est surtout la capacité à maintenir un haut pourcentage de ce dernier et l’économie de course qui sont primordiaux dans la performance en endurance.
Pour preuve, si les niveaux de VO2max les plus élevés sont atteints autours de 27 ans pour les hommes et 29 ans pour les femmes, les meilleures performances sont enregistrées autour de 35 ans grâce à une meilleure économie de course qui fait plus que compenser la diminution du VO2max.
Une toute nouvelle étude (2) a aussi observé aucune corrélation significative entre le meilleur temps de l’année sur 3000m et le VO2max contrairement à d’autres variables comme le temps sur 100m, l’économie de course, la vitesse maximale d’accumulation de lactate ou encore la vitesse de course au seuil d’accumulation de lactate sanguin.
Ces résultats suggèrent que les caractéristiques liées au sprint, à l’économie de course et à la vitesse de course au seuil anaérobie sont bien plus déterminants que le VO2max dans la performance en course de fond.
Ce dernier ne serait donc t-il pas surcoté ?!
1-Venturini, Giallauria. Factors Influencing Running Performance During a Marathon : Breaking the 2-h Barrier. Front. Cardiovasc. Med. 2022
2-Yamanaka, Yamashiro, Sato, Ando, Suzuki. Physiological and performance-related variables associated with long-distance running performance in female distance runners. Front Sports Act Living. 2026

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