On sait tous à quel point la performance tient à peu de choses. Déjà, elle est une somme d’efforts personnels qui, mis bout à bout dans une période d’entraînement, permet d’établir un niveau physique à une date presque programmée.
On essaie de réduire les incertitudes pour avoir un corps idéalement prêt à délivrer ce pour quoi on a travaillé.
D’autre part, la performance tient aussi à des conditions météos idéales, un tracé rapide, et un contexte de course favorable.
Voyons un peu plus en détails ces quelques éléments !
La météo idéale
C’est un sujet qui nous angoisse toute la dernière semaine. La température, idéalement, devrait être entre 8 et 12 degrés. Alors bien sûr, il y a quelques largesses très supportables, mais au delà de 15, on peut constater que le corps fait des efforts pour évacuer la chaleur et suer plus.
En dessous de 5 ou 6, le sang moins fluide circule moins bien dans les muscles, ce qui les raidit ou nous provoque plus de crispations. De plus, le corps dépense de l’énergie pour maintenir le corps chaud.
Le vent est vraiment un ennemi. Les parcours découverts, s’il fait du vent… On sera forcément en train de puiser plus, rien que par le phénomène de frottement. Un parcours urbain peut bloquer plus le vent.
La pluie peut ne pas être gênante en soi pour le froid ou la sensation qu’elle provoque, mais sur le bitume, on peut avoir un micro glissement qui fait que nous perdons un peu de puissance ou d’appui. Quelques millimètres répétés des milliers de fois… Ce n’est pas optimisant. Un air sec, un terrain sec.
Le circuit
Les organisateurs font un peu ce qu’ils peuvent avec ça. Le contexte urbain, non-urbain, la qualité du bitume… C’est compliqué.
Évidemment, un circuit plus rectiligne impose moins de contraintes de trajectoires ou de freinages. Trop de virages = un petit ralentissement et une petite accélération avant et après, ce sont des efforts coûteux s’ils sont répétés.
Des virages amples, ou angles droits ne gênent pas vraiment s’ils ne sont pas trop nombreux. Une épingle, ou un demi-tour, c’est entre 2 et 4s qui s’envolent, avec un effort supplémentaire à fournir. Un mauvais bitume, un passage dans un parc avec du gravier, ou des dos d’ânes à enchaîner, ce sont aussi de nombreuses contraintes.
Et en même temps, un parcours en ligne droite peut être un peu « monotone »… On perd son implication dans l’effort. Pour résumer, quelques virages larges, un demi-tour, ce n’est pas gênant. Une route propre, large, et peu gondolée sera idéale.
Le contexte de course
Quelques fois, avec des circuits bons à moyens, on a tout de même des performances. La densité reste une des conditions les plus favorables à la performance. Un groupe pour se donner le tempo, se protéger du vent, et surtout se mettre dans l’effort sans penser à la douleur, c’est excellent.
Du monde oui, mais avec une route large pour pouvoir se placer et éviter de trop slalomer. Il faut pour démarrer un départ large. Certains sont parfois trop réduits, entre autre par une arche de départ trop juste. Une bonne ligne droite de plusieurs centaines de mètres, sans virages après seulement quelques foulées. Si on peut éviter un trop grand stress et des chutes, c’est toujours bien…
Une belle ambiance avec des spectateurs nombreux stimulera toujours plus les coureurs, qu’un circuit favorable qui part dans une zone désertique.
Mais… Comme on le disait plus haut, on fait comme on peut ! Avec le contexte géographique. Un circuit à deux boucles peut-être top en termes d’ambiance et de dynamique, s’il évite bien sûr trop de virages marqués et autres éléments cités…
Avec tout cela réuni, pas de raisons pour ne pas faire de performances le jour J ! En étant bien préparé, et arrive avec un affûtage idéal !
Par M.BERTOS

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