Débuter est sans doute le plus difficile. Il faut passer outre les premières sensations d’inconfort et d’épuisement, et arriver à être régulier. Trois, quatre fois par semaine, c’est un bon rythme.
L’endurance est la majeure partie du volume général, et puis ensuite il faut changer d’allure pour créer des adaptations physiologiques, mais aussi mécaniques. Ça, c’est le B.A-BA.
Mais par la suite, on se prend au jeu. On est bien physiquement, on est régulier, courir fait partie de notre hygiène de vie, et les compétitions nous mettent des buts à atteindre.
Nous aussi on veut performer, nous aussi on veut passer au cran supérieur ! Pour cela, il y a des choses à mettre en place, dont il faut être consicent.
Le temps à y consacrer
Avoir des envies va vous faire aller de l’avant. Mais la première chose dont il faut disposer, c’est du temps. Du temps pour s’entraîner, à caler dans le quotidien. Du temps de récupération, de sommeil.
Si vous êtes à 4 entraînements, et que vous devez passer à 5 ou 6 entraînements, ce sont des journées où vous devrez prévoir votre heure d’entraînement, en plus, ou bien sûr à la place d’autre chose. A terme, vous aurez vraiment l’impression que la course à pied fait partie de votre quotidien.
Mais en même temps, on n’a rien sans investissement. Et là vous remarquez que les coureurs de bon niveau ne sont pas juste « doués ». C’est surtout du temps et du travail.
Augmenter le volume et la qualité
Courir plus permet d’ancrer des schémas moteurs de foulée dans votre cerveau. Cela permet aussi d’adapter le corps aux chocs réguliers et de moins se blesser. Cela permet un travail physiologique sur la fatigue et sur le fonctionnement des cellules, permettant notre corps à avoir des réserves. La qualité permet de gagner en puissance musculaire, respiratoire, de tolérer les niveaux élevés d’effort.
Ces deux curseurs sont à manier avec précaution pour éviter les blessures et avoir des effets inverses de ceux recherchés, c’est à dire la régression. C’est tout l’art de l’entraînement : s’entraîner en se poussant, en dosant, en récupérant, et éviter la blessure car c’est un vrai coup de frein.
Être constant
Si vous évitez de vous blesser, c’est que vous gérez bien les paramètres précédents, et donc cela vous permet d’être régulier. Dans la fréquence des entraînements, dans celle des stimulations.
Et là vous devenez consistants, et constants. Vous accumulez des quantités de stimulations (même légères) régulièrement. Les performances arrivent sur la durée. La régularité vous permet d’avoir une niveau de base élevé.
Se préparer spécifiquement
Une fois que votre niveau de base est acquis et entretenu, il faut savoir emmener votre corps à une forme supérieure pour perfer en vue de l’objectif !
Il y a donc un niveau supérieur à atteindre en jouant sur un volume, des séances particulières, et un affûtage optimisé. Décroître tout en gardant une forme élevée.
Les à-côtés
Il faut tout d’abord être bien dans sa tête pour se pousser plus loin : mettre en accord des intentions avec vos envies. Être aligné, stable, focus, tout en restant heureux de faire ce qu’on fait.
Il faut bien entendu gérer sa récupération, son sommeil, tenir une alimentation riche et variée. On peut intégrer des exercices de renforcement, de mobilité. On en revient au temps que l’on souhaite y consacrer et à la constance. Penser aux soins et aux possibilités d’être suivi. On peut aussi miser sur la préparation mentale.
Bilan
Il faut arriver à assurer l’essentiel : être constant, rester en bonne santé, et aligné avec ses envies. Performer est une somme d’efforts variés, de curseurs à mobiliser en fonction de ses possibilités.
Faites ce que vous pouvez, trouvez votre équilibre, ne regrettez pas. On apprend tout le long du chemin ! Si on se consacré sur l’essentiel, et si le tout nous rend heureux, il y a de fortes chances que la performance vienne.
Photo : SDIS 64

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