A la base, tout est une question de thermorégulation ; à savoir le mécanisme qui a pour fonction de contrôler la température corporelle.
Quand celle-ci augmente, l’organisme met en place différents processus afin d’évacuer le surplus de chaleur et de maintenir la température du corps plus ou moins constante. Et plus la température extérieure est importante, plus ces mécanismes sont en alerte et vont nécessiter beaucoup d’énergie.
Une nouvelle étude* a justement comparé la consommation d’oxygène et l’oxydation des substrats énergétiques pendant l’exercice dans des conditions chaudes et tempérées chez des individus ayant différents statuts d’activité physique ; à savoir 10 individus inactifs (IA) et 10 coureurs entraînés (CR).
Le protocole de l’étude prévoyait la réalisation de deux tests d’exercice progressifs jusqu’à l’épuisement dans des conditions tempérées (TEMP : 18,7 ± 0,1°C ; 43,2 ± 4,1% d’humidité relative) et chaudes (HOT : 34,4 ± 0,2°C et 42,6 ± 1,6% d’humidité relative).
Les résultats ont démontré que la consommation maximale d’oxygène diminuait dans des conditions chaudes par rapport aux conditions tempérées de respectivement -13,2 ± 4,5% et -15,2 ± 7% chez les individus inactifs et les coureurs entraînés. L’oxydation des lipides a également été réduite lors des conditions chaudes pour les deux groupes tandis que l’oxydation des glucides a été augmentée pour les coureurs entraînés mais pas pour les individus inactifs.
En résumé, les deux populations ont démontré des réductions de l’utilisation des lipides et de la consommation maximale d’oxygène dans des conditions chaudes par rapport aux conditions tempérées entraînant une diminution des capacités physiologiques.
Jérôme Sordello
*(Mougin, Macrae, Henderson, Cable, Taylor, James, Mears. Running in the heat similarly reduces lipid oxidation and peak oxygen consumption in trained runners and inactive individuals. J Appl Physiol (1985). 2025)

Laisser un commentaire