Le système immunitaire correspond à notre système de défense contre les agents infectieux et peut être renforcé par un entraînement régulier et modéré.
A titre d’exemple, un entraînement physique modéré de 15 semaines (45 min de marche 5 fois/semaine) a diminué la durée et le nombre des infections respiratoires chez un groupe de femmes : 30% des femmes sportives ont été touchées par un ou des rhumes en 12 mois contre 48% des femmes n’ayant pratiqué que des étirements.
Quand l’entraînement intensif met à mal notre système immunitaire
Ceci-étant, un entraînement intensif minimise les bienfaits immunitaires de l’activité physique puisqu’il a été prouvé que les athlètes très entraînés présentaient des risques d’infections similaires aux personnes sédentaires ; qu’il s’agisse de skieurs de fond, de nageurs ou encore de marathoniens !
Quid des traileurs ?
Cette fois-ci, ceux sont les traileurs qui ont fait l’objet d’une récente étude* afin de déterminer la prévalence, l’incidence, les caractéristiques cliniques, la gravité (temps d’arrêt, impact) et les facteurs de risque associés chez 152 coureurs de trail (120 hommes, 32 femmes) de différents âges.
Pour ce faire, les données relatives aux maladies et à l’entraînement ont été recueillies tous les 14 jours pendant 30 semaines à l’aide d’un questionnaire.
Il s’est avéré que sur 30 semaines, 52% des traileurs ont déclaré avoir été malades, avec une incidence supérieure chez les femmes par rapport à celle observée chez les hommes (rapport femmes/hommes de 1,5). Autrement dit des données similaires à celles retrouvées chez les sédentaires.
La plupart des maladies affectaient les systèmes respiratoire (64,3%), digestif (15,9%) et musculo-squelettique (5,7%).
Booster son assiette pour booster son système immunitaire
Notre système immunitaire peut être boosté par une alimentation équilibrée et l’intégration des éléments nutritifs suivants :
- les vitamines A, C et E pour leurs capacités anti-oxydantes,
- les probiotiques, bactéries essentiellement présentes dans le lait fermenté, qui peuvent diminuer la gravité des épisodes infectieux au cours de l’entraînement intensif (et non leur fréquence),
- la glutamine, acide aminé qui constitue la principale source pour les cellules immunitaires, présente dans la viande, le poisson, les produits laitiers, certaines céréales (blé ou avoine par exemple) et les légumineuses
le curcuma, - la quercétine, polyphénol qui diminuerait le risque de survenue des affections respiratoires aiguës après 2 semaines d’entraînement intensif.
Par Jérôme Sordello
*Janse van Rensburg, van Rensburg, Boer, Serero, Botha, Schoeman, Viljoen. Illness is common in trail runners during training: a prospective cohort study. J Sci Med Sport. 2026

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