La Western States qui vient de sacrer le Français Vincent Bouillard est une des courses les plus exigeantes en raison de l’extrême chaleur qui y règne.
Comment les athlètes se préparent à la chaleur et quelles stratégies mettent-ils en place ?
Une année exceptionnelle
Après son abandon de 2025, Vincent Bouillard a établi un nouveau record du parcours lors de la 53ème édition de la Western States avec un chrono de 13 heures 46 minutes et 16 secondes (contre les 14 h 09 min 28 sec de Jim Walmsley en 2019).
Cela a été rendu possible grâce à une fraîcheur relative : 7°C au départ à 5 h, des pointes entre 25 et 30°C dans les canyons, et 20°C à l’arrivée à Auburn. « Des conditions quasi idéales » comme en atteste le vainqueur.
Généralement, la Western States se déroule par une météo beaucoup plus extrême avec une chaleur sèche et étouffante. Dans les canyons de la Sierra Nevada, le mercure grimpe régulièrement au-delà de 30°C jusqu’à frôler les 40°C.
L’acclimatation à la chaleur
Si une des clés de réussite sur cette course consiste à éviter la surchauffe , la bataille contre le thermomètre se gagne bien avant le départ !
Afin de s’acclimater à la chaleur, Vincent Bouillard a par exemple réalisé de longues séances avec plusieurs couches de vêtements : « Cette année, j’ai mis en place un protocole assez précis et intense pour transpirer énormément. Ça permet d’aller chercher des zones de travail assez extrêmes, qu’on n’atteint jamais, même dans des conditions réelles de course. Les recherches montrent que cela permet d’habituer le corps et de créer une adaptation au fur et à mesure. »
Thomas Cardin, 4ème de l’épreuve, s’est aussi infligé un protocole rigoureux, combinant des séances de sauna et des sorties avec plusieurs couches de vêtements.
D’autres athlètes décident de s’exiler plusieurs semaines dans les canyons de l’Arizona afin d’habituer leurs yeux, leur peau et leur mental à cette sensation d’étouffement.
Mais sans aller jusque-là, une acclimatation de 10 à 14 jours sur place est le précieux sésame pour espérer ne pas trop flancher le jour J.
Par Jérôme Sordello

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