Si l’entraînement a vite évolué sur les dernières années avec la précision des outils, le renforcement musculaire, les connaissances sur la santé et la récupération…
Le sujet de la nutrition devient lui aussi prépondérant dans l’activité de tous les sportifs d’endurance.
Des connaissances plus accessibles
Comme tous les sujets, celui-ci a été décortiqué et les diététiciens « stars » ou influenceurs ont aussi eu leur public.
Les podcasts et autres émissions ont permis de rendre accessible le sujet au plus grand nombre, même à ceux qui se débrouillaient, à leur façon.
Nutrition et performance
Au début, si l’on pensait que la nutrition était contraignante, le fait de savoir que l’influence sur la performance était énorme a motivé bien plus de monde à s’y appliquer.
Notamment en ultra, où 80% des abandons sont liés à des problèmes gastriques, et donc… à la nutrition. Le « gut training » a été démocratisé : un estomac, une digestion, ça s’entraîne. C’est donc un point de progrès, loin d’être inaccessible.
La consommation de glucides à l’effort est poussée par tous, voyant les pros consommer 90 gr de glucides par heure, voir bien plus notamment en cyclisme.
Le fait de décomplexer les athlètes sur la prise de glucides, sur les conséquences sur la performance et la santé, a libéré ce pan de la performance.
Consulter pour la nutrition est devenu normal
Alors que beaucoup d’athlètes, même amateurs, sont suivis par un coach, le fait de l’être par un conseiller en nutrition est devenu très courant.
Avant, on consultait pour régler des problèmes de santé / de comportement, aujourd’hui, on consulte pour développer un axe de progression. Comment se nourrir avant et après l’effort, construire un plan pour un événement précis, combler ses manques…
Les produits énergétiques et compléments alimentaires en expansion.
Les marques de produits de l’effort sont multiples et plusieurs se vantent d’être les plus efficaces. On se concurrence autant sur la forme (packaging, praticité…) que sur le fond (goût, texture, efficacité…). Il en va de même pour les gels, les barres, les boissons.
Face à un besoin accru lié à la pratique sportive, les compléments alimentaires sont désormais pris beaucoup plus volontairement. Magnésium, protéines, créatine, zinc, vitamines, on espère combler un déficit ou apporter une efficacité supplémentaire.
Précautions
Peut-être que la consultation auprès d’un spécialiste n’est pas à négliger. En effet, un complément pris sans connaître son action, ou les besoins que l’on a, est inutile et coûteux, voir peut devenir un sujet quant à sa santé en général.
Il ne faut surtout pas copier les autres, car chaque corps, chaque comportement nous est propre. De plus, ne pas se comparer non plus à des athlètes de haut niveau qui ont des besoins augmentés, précis, et calculés.
C’est clairement un axe de progrès s’il n’y a pas de comportements sociaux et psychologiques anormaux. Ne pas oublier de trouver l’équilibre entre le sport et les contraintes que demandent la notion de progrès ou de performance.
M.BERTOS

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