Nous avons déjà listé dans un précédent article les bénéfices scientifiquement prouvés du travail de sprint pour un athlète d’endurance : diminution du temps d’appui au sol, augmentation de la consommation maximale d’oxygène (VO2max), de la VMA, du temps de course à VMA, de l’économie de course ou encore du temps de course sur 10 km.
Une toute récente étude* vient de confirmer tout cela !
Cette étude visait à comparer les effets de l’entraînement par intervalles de sprint par rapport à l’entraînement traditionnel sur la performance en course chez 20 coureurs de fond masculins bien entraînés (VO2 : 67,4 ± 4,5 mL/kg/min, meilleur temps personnel pour le 5000m : 14’38″47 ± 00’23″46) assignés au hasard à l’un des deux groupes : le groupe d’entraînement de sprint (ST), qui a effectué un entraînement par intervalles de sprint, ou le groupe d’entraînement de contrôle (CT), qui s’est engagé dans un entraînement traditionnel de longue distance.
Le protocole se composait de 10 séries de sprints maximaux de 30 sec, avec une période de récupération de 3 min 30 sec en dessous de 70% de leur maximum. Le protocole CT incluait divers programmes d’entraînement d’endurance traditionnels sur 12 sessions, basé sur des méthodes d’entraînement d’endurance établies visant à améliorer la capacité aérobie à travers des exercices soutenus et d’intensité modérée, comprenant 10 km de course, 2 x 3000m, 3 x 2000m, 4 x 1500m, 5 x 1000m et 12 x 400m.
Les deux groupes ont réalisé leurs régimes d’entraînement respectifs 2 fois par semaine pendant 6 semaines. Des mesures pour le VO2max, le coût en O2, le temps jusqu’à épuisement (TTE) et le temps de course sur 100, 400 et 3000m ont été prises avant et après l’intervention.
Les résultats ont indiqué que le groupe ST a présenté des améliorations significatives du TTE et des performances de course sur 100, 400 et 3000m, tandis que le groupe CT n’a démontré des améliorations que dans le temps de course sur 400m. Le groupe ST a montré une performance supérieure sur 3000m par rapport au groupe CT.
L’analyse des mesures physiologiques et de performance a révélé de petites à modérées améliorations pour le groupe ST et suggère que l’entraînement par intervalles de sprint peut offrir des avantages supérieurs pour améliorer la performance par rapport à un entraînement traditionnel.
Jérôme Sordello
*Jin, Cai, Zhang, Wu, Yang. Effects of 6-week sprint interval training compared to traditional training on the running performance of distance runners: a randomized controlled trail. Front Physiol. 2025

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